Je questionne l’objet d’art en tant que support à la visualisation et au dépassement de la perte, en m’appuyant sur des représentations anciennes délaissées, chemin de croix, portraits du Fayoum, couronnes, petit patrimoine funéraire, semences, charlottes, rocailles, les noms des petites perles de verres de l’art funéraire des XIXe et XXe siècles.

Ma démarche actuelle est d’étudier les représentations passées pour proposer de nouvelles formes en questionnant ce qui pourrait faire sens aujourd’hui, dans un contexte de perte de spiritualité et d’une présence palpable de la mort sans pouvoir s’y confronter réellement !

La sépulture et les rîtes funéraires à travers toutes les cultures marquent cette nécessité de l’humain à lever le déni. L’œuvre d’art se situe alors comme un petit mausolée, une réalité plastique qui se substitue de manière symbolique à l’objet perdu.

Après l’installation et la peinture, c’est en céramique que je développe aujourd’hui ma recherche. Je pose la question du cycle, de l’hybridité, du retour à la terre.